menu Sauver des vies

SOS MEDITERANNÉ

Sauver des vies
Maintenant

Ocean Viking
JOURNAL DE BORD

Chaque jour, un membre de SOS MEDITERRANEE vous donne sa vision des opérations de sauvetage en mer et des événements. Retrouvez ces chroniques en son, images et vidéos.

le 15/05/2020

[TOUS SAUVETEURS 2.0] Léo, marin-sauveteur, 23 ans

Léo a 23 ans. Il est né dans le comté de Devon, en Angleterre. Il a un diplôme de skipper professionnel et a navigué autour du sud de l’Angleterre, du nord de la France, des îles écossaises et de l’Atlantique Nord. Cette année, il a travaillé en tant que maitre d’équipage sur un petit bateau proposant aux touristes des « croisières nature », jusqu’à ce qu’il rejoigne SOS MEDITERRANEE en novembre 2019. 

 

« Ça me plaisait de travailler dans le secteur du tourisme, mais j’avais du mal à trouver du sens à ce que je faisais. J’avais conscience de la situation en Méditerranée centrale parce que j’avais lu différentes choses à ce sujet depuis 2015. Cet été-là, je lisais justement un article sur les naufrages en mer : j’ai alors pris conscience que mon expérience et mes qualifications maritimes me permettaient désormais de proposer mon aide quelque part. C’est ce qui m’a décidé à rejoindre une ONG de recherche et de sauvetage. Ma première rotation avec l’Ocean Viking en novembre (2019) a été une expérience globalement positive bien que très dure.  

Faras Ghani / Al Jazeera

Voir des femmes enceintes, des enfants et des bébés à bord de ces embarcations si frêles est un choc auquel je pense que je ne m’habituerai jamais. On peut lire autant qu’on veut sur les sauvetages en mer, mais rien ne peut vous préparer à ce que l’on voit et aux témoignages que l’on entend de la part des rescapés. Le manque d’humanité est incroyable. Le plus frustrant pour moi est que personne n’a l’air de s’en soucier en Europe. Ce sont des ‘vieilles nouvelles’. En Angleterre par exemple on ne parle presque jamais de ces sauvetages. Une situation aussi catastrophique est en train de se produire et tout le monde ferme les yeux. Que faire dans ces conditions-là ? »

Fabian Mondl / SOS MEDITERRANEE

Retour au journal de bord