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JOURNAL DE BORD

Chaque jour, un membre de SOS MEDITERRANEE vous donne sa vision des opérations de sauvetage en mer et des événements. Retrouvez ces chroniques en son, images et vidéos.

le 25/05/2020

[ILS NOUS SOUTIENNENT] Patrick Boucheron, historien au Collège de France

« Plus la réalité est douloureuse, plus elle est honteuse, plus c’est un effort d’ouvrir les yeux. »

 

Soutien de la première heure de SOS MEDITERRANEE, Patrick Boucheron est professeur d’histoire au Collège de France et spécialiste du Moyen-Age. Pour autant, il s’intéresse ardemment au monde qui évolue en cette période trouble du 21e siècle, à commencer par la problématique des migrations. Pour preuve, déjà en 2016, il invitait Fabienne Lassalle, directrice adjointe de la toute jeune association qu’était alors SOS MEDITERRANEE, à intervenir dans le cadre d'un colloque intitulé « Migrations, réfugiés, exil » dont il tirera une publication aux éditions Odile Jacob.

A l’été 2019, il participe à l'inauguration de l’exposition de photos « Sauver, témoigner, protéger », présentée au Festival d'Avignon, aux côtés du directeur du Festival Olivier Py, de l’écrivain Laurent Gaudé et de l’acteur Charles Berling, tous trois également membres du comité de soutien de SOS MEDITERRANEE. C’est dans ce cadre qu’il s’exprime dans cette vidéo.

« SOS MEDITERRANEE traite le dossier critique d’aujourd’hui. Et le dossier critique, c’est qu’on se noie en Méditerranée. Des Etats, malheureusement de plus en plus nombreux, ne prennent pas leurs responsabilités face à cette urgence humanitaire. D’autres la prennent pour eux. Or ce qu’on pourrait au moins attendre de ces Etats démissionnaires, c’est qu’ils ne criminalisent pas l’action de celles et ceux qui font leur devoir et d’une certaine manière qui suppléent à la défaillance des Etats.  SOS MEDITERRANEE, c’est une entreprise d’alerte.  Et alerter les opinions, ça veut dire les prévenir, et ça veut dire aussi documenter, ça veut dire témoigner. Et tout cela, c’est une prise de conscience, qui passe aussi par le savoir. Il faut savoir ce qui se passe ! Beaucoup de choses nous amènent à ne pas voir ! D’une certaine manière, ouvrir les yeux, c’est un effort. Et plus la réalité est douloureuse, plus elle est honteuse, plus c’est un effort d’ouvrir les yeux. Mais justement, c’est de cela dont il s’agit dans le soutien à SOS MEDITERRANEE : c’est qu’on ne ferme pas les yeux. »

 

Photos : Christophe Raynaud de Lage
Vidéo : Perrine, bénévole SOS MEDITERRANEE

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